En 1874, l'architecte Émile Janlet construit boulevard Anspach, face à la Bourse, un immeuble éclectique qui abrite le Café de la Bourse ; deux ans plus tard, le bâtiment remporte le second prix d'un concours d'architecture. Rebaptisé « Monico », il devient l'un des grands rendez-vous festifs du centre — on y parle encore des spectacles transformistes qui s'y donnaient. Le bâtiment est classé monument historique le 28 avril 1994.
La maison est une entreprise familiale depuis plus de trente ans : Patrick Vandenheede la reprend en 1985, son fils Andres la codirige aujourd'hui, et son autre fils Nicolas tient la cuisine. La famille exploite aussi le Carpe Diem, avenue de Tervueren au Cinquantenaire, et le Café de l'Opéra, rue des Princes.
En 2020, le studio de design belge We Want More réveille l'intérieur avec de grandes fresques murales géométriques qui rejouent les visages des transformistes d'autrefois. Quelques mois plus tard, la marquise surplombant la place de la Bourse est restaurée sur base de documents d'archives, en réplique fidèle de celle de 1947 — elle est aujourd'hui classée au patrimoine belge. La rénovation vaut au Grand Café le prix honorifique de la Ville de Bruxelles aux Commerce Design Awards 2021 et une place sur la shortlist des International Restaurant & Bar Design Awards.
Dans l'assiette, la maison assume la grande brasserie belge : produits locaux et de saison, tout fait maison, carbonades à la Leffe brune, vol-au-vent au poulet fermier, moules en saison, américain préparé en salle et croquettes aux crevettes grises. En 2024, la carbonnade du Grand Café décroche la 6ᵉ place au concours BXLOVE de la meilleure carbonnade de Bruxelles.