L'histoire commence en 2018, quand Giacomo et Massimiliano s'installent à Bruxelles après une année passée à Copenhague. Ce qui leur manque n'est pas un restaurant italien de plus : ce sont les longs dîners partagés entre amis et en famille dans les trattorias du Frioul. Ne trouvant rien de comparable, ils décident d'ouvrir la leur.
Ils la baptisent NORMA, du prénom de la grand-mère de Giacomo — et, au-delà, de toutes les nonne italiennes, ces cuisinières de l'ombre qui tiennent les fourneaux des meilleures trattorias de la péninsule et transmettent les recettes de génération en génération. « Nous voulions retrouver la cuisine des régions italiennes à Bruxelles et créer un lieu où l'on se sent chez soi », résument-ils.
En 2020, les deux associés fondent avec un ami de longue date la Carbonara Society, la société qui porte NORMA et les projets suivants du duo.
La maison pousse la cohérence jusqu'au bout : farine moulue chaque jour pour garder le goût du grain et la digestibilité de la pâte, kombuchas, ginger beer, thés glacés et jus pressés faits maison pour supprimer les canettes, eau filtrée servie en bouteille de verre, œufs, fromages frais, légumes et céréales de producteurs bruxellois et belges. Un travail mené avec le soutien de Bruxelles Environnement, de Village Finance et de hub.brussels.
Reste l'essentiel : une carte courte qui change avec les saisons, des antipasti à partager autour d'un Spritz, quatre pâtes taillées dans les classiques et les recettes régionales moins connues, une cave qui parcourt toute l'Italie — et, derrière la salle aux murs de brique, une terrasse-jardin qui fait oublier qu'on est à cent mètres de la Bourse.